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Les pois toujours à la mode

Des pois, on en a forcément dans notre intérieur ou dans notre dressing (Pas de ceux qu’on met dans le garde manger!). Décoration, vêtements, accessoires, les pois sont surtout à l’honneur chez les pin ups et les amoureux du rétro !

Un tantinet Minnie Mouse, peut être à l’origine de cette mode, la réalité est que le pois existe depuis longtemps, même s’il n’a été introduit dans la mode que depuis le XIXe siècle. Le terme «polka dot» (pois, en anglais) est apparu aux États-Unis dans le New York Times le 21 sept. 1866.


À l’apogée de l’engouement pour les pois, entre 1840 et 1890, de nombreux fabricants ont lancé une multitude de produits inspirés de ce motif. Chapeaux, chaussettes, cravates, rideaux et bien sûr, des tissus à pois. Ces produits étaient extrêmement populaires et le sont restés pendant un certain nombre d’années. Le motif à pois avait de longs jours devant lui et au fil des ans, il a été utilisé dans une multitude de façons à travers une large gamme de produits.

Olé !

Le flamenco est une forme d’art qui s’est développé au fil des siècles avec les tsiganes, les maures et leurs racines andalouses. Le Flamenco est devenu populaire au début du XIXe siècle dans les cafés. Les femmes sévillanes arboraient  et arborent toujours de grandes robes à volants dont le motif principal est… le pois !

Le pois à la mode

Comme la plupart des choses dans la mode, les pois a ses moments, mais il n’a jamais totalement disparu.
Dans les années 1930, le pois a connu son apogée dans la mode. Du pois sur de la mousseline ou de la soie et de couleurs variées, on en raffolait. Eleanor Roosevelt est souvent apparue dans des robes à pois. Pendant les années 1940, le pois était moins porté.
Il est réapparu à la mode durant les années 1950 et il est surtout devenu très populaire. Côté mode de luxe, des couturiers célèbres tels que Christian Dior et Jacques Fath l’utilisaient dans leurs créations. Noir, blanc, rose sont les couleurs les plus prisées à ce moment.

Une décennie plus tard, quand le Pop Art est né dans les années 1960, le pois a une fois de plus été remis au goût du jour; on le retrouve notamment dans les toiles de Roy Lichtenstein et le Op Art. Bridget Riley utilisait beaucoup les pois également. Le pois, c’était pop ! Des créateurs comme Rudi Gernreich et Mary Quant ont été jusqu’à imprimer des pois sur des mini-jupes et des collants, des chaussures et des gants. Ils ont même osé mélanger les pois avec des rayures dans des combinaisons de couleurs assez flashy comme le bleu/vert et orange/rose.

Le maillot à pois est le maillot distinctif porté par le coureur occupant la première place d’un classement, souvent celui de la montagne, au cours de certaines compétitions de cyclisme sur route, dont notamment le Tour de France.
Dans les années 1980, le pois s’affiche en rouge et noir ou blanc et noir, plus discret. On le porte sur des tops, des robes à grandes épaulettes ou sur des leggings.

Le pois dans la Pop Culture

«Itsy Bitsy Teeny Weenie Yellow Dot Bikini Polk » sortie en 1960 aux States a popularisé ce nouvel élément sur les maillots de bain des femmes et a aussi revigoré la popularité du pois (chantée plus tard par Dalida, entre autres). En 1940, Frank Sinatra remporte un succès avec « Polka Dots and Moonbeams». Randy Rhodes jouait sur une guitare Flying V à pois. Même un lutteur professionnel, Dusty Rhodes, portait un costume noir à pois jaune.  L’artiste Yayoi Kusama a aussi utilisé les pois dans une grande partie de son travail. Buddy Guy, le légendaire guitariste de blues, jouait sur une Fender Stratocaster à pois. La créatrice de mode Carolina Herrera est connue pour ses robes à pois durant les années 1980 et le début des années 90. Julia Roberts a été mémorable dans Pretty Woman dans son costume marron et crème à pois. On pourrait ainsi continuer longtemps tellement la liste est longue…

L’artiste pop Roy Lichtenstein est le plus célèbre pour son utilisation de lettrage de bande dessinée, les bulles de dialogue, et le point Benday (un mot fantaisiste pour désigner le pois). Connu par les amateurs d’art comme le «maître du stéréotype», Lichtenstein a un style unique,  concentré sur la création d’images dans un style Bande Dessinée américaine qui lui est propre. Il a d’abord représenté des cadres de bandes dessinées avec les points Benday en 1961. Il a expérimenté le futurisme et le surréalisme dans les années 1970 et 1980, puis est retourné à sa signature, le pointillé, dans les années 1990.

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