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La mode des années 20

Les femmes

Au sortir de la Première Guerre Mondiale, les femmes françaises commencent à s’émanciper, beaucoup sont veuves et donc contraintes de travailler. Elles ont soif de liberté et veulent avant tout être à l’aise dans leurs vêtements. Les sports et les loisirs se démocratisent développant la demande de tenues confortables.
Le mot d’ordre de la mode de 1920 est la modernité. Les spécialistes considèrent d’ailleurs que la mode, telle que nous l’entendons, est née à cette époque. Elle s’inspire du mouvement artistique Art Déco avec ses formes géométriques épurées.

La mode des années 20 marque l’âge d’or des couturiers : plus de deux tiers des Françaises s’habillent sur mesure, les maisons de couture sont des entreprises rentables et leur activité fait vivre près de 500 000 personnes en France. Pour les classes moins aisées, les petits commerces de quartier recréent les modèles des couturiers, dont les patrons s’affichent dans les journaux. Jean Patou, Rochas, Lanvin, Maison Doucet et Chanel se partagent le haut de l’affiche de la mode 1920.

La femme des années 20 a une nouvelle silhouette : la minceur devient une référence et pour la première fois, le bronzage devient populaire. Elle porte les cheveux courts à la garçonne, qu’elle cache sous un chapeau cloche pour les sorties. La robe chemise fait une entrée très remarquée dans la garde-robe : elle est déclinée par de nombreux créateurs et est portée par toutes dans des couleurs vives.

La mode des années 20 voit naître une petite révolution : pour la première fois, les femmes dévoilent leurs jambes. La robe de jour et la jupe remontent au-dessus du genou avant de reprendre de la longueur dans la seconde moitié de la décennie. Les premiers vêtements « taille basse » apparaissent à cette période. Le corset, trop contraignant, est proscrit tandis que le corsage met en valeur la taille et le décolleté. Parallèlement, les premiers pantalons pour femmes voient le jour. La mode est au vêtement qui brille : paillettes, sequins et perles de verre s’incrustent sur les robes. Coco Chanel propose la petite robe noire pour la première fois en 1926. Elle deviendra un classique de la mode des années 1920, alors que cette couleur était alors réservée aux enterrements et sera surnommée « la Ford de Chanel ». Madeleine Vionnet de son côté s’impose avec ses robes au drapé impeccable.

La fin de décennie est marquée par la crise économique, il devient donc de bon ton d’être discrètement élégant.

Elodie Petit

 

Les hommes

Le costume masculin évolue assez peu. La veste devient veston et on favorise les chapeaux mous. Pour le soir, on porte le smoking, emprunté aux anglo-saxons ; apparu à la fin du XIXe siècle, le « tuxedo » (ou « dinner jacket ») a d’abord été porté en intérieur pour des diners informels mais deviendra au fil du temps la tenue de soirée par excellence. Dans la mode masculine aussi, le sport et l’automobile marquent de leur empreinte le vêtement quotidien, et le complet à carreaux et le pantalon de golf rencontrent un grand succès parmi les élégants, tout comme le chandail jacquard et les chaussures bicolores. Le cache-poussière, la casquette, les lunettes de conduite ou les gants de cuir deviennent des accessoires indispensables pour les automobilistes.

Les couturiers

L’immédiat après-guerre voit la réouverture de certaines maisons qui avaient fermé pendant le conflit, tandis que se créent également des entreprises nouvelles, parmi lesquelles en 1919 Maggy Rouff (1896-1971), Jean Patou (1887-1936), Edward Molyneux (1891-1974), ou Lucien Lelong (1889-1958), chez qui travailleront Christian Dior (1905-1957) et Hubert de Givenchy (1927). La même année, Gabrielle Chanel, plus connue sous le surnom de Coco Chanel (1883-1971) ouvre sa propre maison ; elle est la première à adopter un textile bon marché, le jersey, mais aussi à concevoir une tenue pour la femme active, le fameux tailleur. Créé en 1921, le parfum n°5 fournit par son succès commercial le soutien financier de la maison. Jean Patou est proche du style Chanel et restera le grand rival de la couturière durant toute la décennie. Jacques Heim (1899-1967) se montre également novateur, et lance la collection « Heim jeunes filles », qui perdurera jusqu’en 1969.

Source : elle.fr / suite101.fr

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