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Christophe-Pouget

Vintage dolly : Fanny

Fanny © Philippe Venet

Fanny © Philippe Venet

Fanny Reynaud est lyonnaise depuis toujours. Elle a grandi dans une famille d’organisateurs de concerts et a donc baigné dans le milieu rétro depuis toute petite. Son père, qui a fondé l’association Wild goose à Lyon, travaillait avec des amis pour la création d’événements comme des conventions tattoo, des soirées country, rock’n’roll et rockabilly qui s’enchainaient… et la petite Fanny le suivait partout !

A l’âge de pouvoir intervenir, Fanny a commencé à aider son père dans l’organisation et à se lier d’amitié avec beaucoup de monde. Mais la perte de son papa en 2007 lui coupera totalement l’envie de continuer.
Il y a trois ans, elle a repris les choses en main, passionnée dans l’âme, et a recontacté tous les amis de son père.
Elle a aussi beaucoup voyagé (en Asie surtout  où elle parraine un enfant) et elle compte partir prochainement au Texas. Après avoir validé son BTS de commerce international, changement de cap, elle est rentrée en école de mode, à l’université de la mode de Lyon où elle étudie toujours.

Fanny s’inspire de films qu’elle aime beaucoup comme « Funny Face » avec Audrey Hepburn et Fred Astaire (Drôle de Frimousse, 1957), d’objets et de vêtements qu’elle chine en brocante, des ambiances de vacances des années 40 à 60 (Hawaii, Tiki beach)…

Elle revient d’une brocante dans le Périgord où elle a déniché des pièces si peu chères qu’elle voulait en proposer davantage au marchand ! Elle avouera que les gens n’ont pas tous la valeur du vintage actuel, contrairement aux professionnels…

Pour sa garde-robe, Fanny préfère s’offrir une belle pièce plutôt que plusieurs tenues de moindre qualité, notamment des pièces que l’on peut accorder avec plusieurs couleurs comme ce short confectionné par Rock Around Tallulah.

Fanny en tenue Rock Around Tallulah

Fanny en tenue Rock Around Tallulah

Elle n’aime pas trop les reproductions, car elle ne s’y retrouve pas toujours dans la qualité des tissus et des coupes. Les vêtements qu’elle porte sont donc quasiment tous vintages ou créés sur mesure. Elle possède quand même des pièces modernes, évidemment, car pour elle on peut conjuguer facilement les deux, dans la mesure où cela reste rétro ! Pour son intérieur, elle a choisi une majorité d’objets vintages qu’elle mixe également avec des trouvailles plus modernes.

Pour se payer ses folies vintages, Fanny travaille beaucoup en dehors de ses études. Parmi ses jobs, elle a travaillé dans un bistrot à l’ancienne, « l’Epicerie » et « Les cakes de Bertrand », marque d’accessoires rétro. Elle a également participé au Marché de la mode vintage en tant que commerciale, ce qui lui a permis d’avoir beaucoup de contacts.

Fanny accessoirise ses tenues avec ses propres créations et même des nœuds papillon que son grand-père lui a légué. La robe de ses rêves ? Entre 1945 et 1950, très cintrée à la taille puis évasée, une sorte de new look en full round pour faire swinguer ses jupons !

Fanny © Franck Pinero, L'homme aux lumières d'or

Fanny © Franck Pinero, L’homme aux lumières d’or

Dans le cadre de ses études, elle écrit depuis 9 mois un mémoire sur l’Archétype érotique de la pin up contemporaine actuelle par rapport à son image dans les années 50.

Fanny aime la pin up fétichiste comme Bettie Page, femme qui n’était pas prise au sérieux à son époque, à la fois triste, seule, qui n’existait que par rapport à son image… Elle admire la pin up illustrée comme celles de Gil Elvgren ou All Moore. Cette pin up au regard espiègle comme l’avaient Monroe ou Hayworth, cette frimousse qui en dit long, la femme enfant à qui on a envie de tout pardonner, qu’on a envie d’aimer. Pour Fanny, chaque pin up est comme une « meilleure copine ». Elle soulignera d’ailleurs combien les artistes « font en sorte qu’elle vous regarde dans les yeux », ce qui la rend si attachante.

Fanny ne se revendique pas comme pin up ; qui plus est, la pin up lui apparaît comme un terme galvaudé, qui avec le temps ne veut plus vraiment rien dire. La pin up devient en polyester et n’a pas trop conscience de ce qu’elle veut revendiquer… Sans comprendre l’histoire du vêtement, sans s’imprégner de l’histoire du passé et sans avoir de vraie culture. Une sorte de chemin facile à la notoriété, photos à l’appui, qu’elle décrie dans sa thèse.

Fanny © Evestreet, robe Rock Around Tallulah

Fanny © Evestreet, robe Rock Around Tallulah

Pour Fanny, la mode de la pin up est une mode en passe de s’effriter comme elle est venue ; et les puristes resteront, relayés par les « nouveaux »… Quant à elle, elle continuera son chemin sur la route du vintage aussi longtemps qu’elle pourra…

Ses projets : continuer à travailler dans l’événementiel rétro, des projets photo dont un prochainement avec avec Jean Raymond.

Ses endroits préférés : un garage-carrosserie à Lyon dont le propriétaire, Marco, y organise des soirées rockabilly. Le Festival de country music à Craponne, le plus grand festival d’Europe, où elle gère la conférence de presse et les dédicaces. Un des nombreux événements rétro où elle se rend avec plaisir dans la mesure où les gens qui y vont baignent dans le milieu depuis leur enfance, et que ce petit bout de patrimoine familial mêlé à l’image américaine la font vibrer.

Liens :

http://www.rockaroundtallulah.com
https://www.facebook.com/pages/Vintage-Connexion/209826342453044
http://www.lescakesdebertrand.com
http://www.marchemodevintage.com
http://www.lessoeurslulu.com

Fanny © Christophe Pouget

Fanny © Christophe Pouget

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