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Sur les pas du Lindy hop…

http://www.folievintage.fr/img/hand.pngCet article est la suite de « Introduction au Lindy hop » : http://www.folievintage.fr/musique/introduction-a-lunivers-du-lindy-hop
Par Marc Tresve pour Folie Vintage.

 

Les pas de bases du Lindy hop correspondent à différents rythmes. Chaque pas (step) correspond à un changement de poids, tout le poids du corps se retrouve sur une jambe. Un pas chassé est composé de 3 pas (triple step) et se fait sur deux temps, il marque une syncope rythmique. Un pas de base sur 8 temps est step-step, triple-step, step-step, triple-step (1-2-3 et 4-5-6-7 et 8). L’apprentissage du Lindy se fait le plus souvent en France avec un pas sur 8 temps. Aux US il est souvent enseigné avec un pas de base en 6 temps, step-step, triple-step, triple-step (1-2-3 et 4-5 et 6), dont le pas de base est identique au pas de base du rock. Ne pouvant parler que de mon expérience, j’ai appris sur un pas de base en 8. Donc en voici le détail…

Autrement dit, le pas de base est step-step, triple-step, step-step, triple-step. Proche du pas de Fox Trot : quick-quick, slow, quick-quick, slow. Le triple step est, en général effectué sur le rythme syncopé de la musique swing.

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Le lindy est une danse de couple avec un leader et un follower (on remarquera que la dénomination anglo-saxonne n’est pas sexuée). Il s’agit donc de danser ensemble, ce que d’aucun traduit par : suivre et guider, voilà deux trois points pour tenter de comprendre ce qui se passe :
le rythme, on parle de bounce qui est un léger rebond vers le sol au niveau du bassin avec les talons légèrement relevés. Un premier rythme marque le tempo de la musique et un deuxième accentue les temps forts de la musique, le plus souvent les temps pair dans la musique Swing ou Blues. Le rythme permet de danser ensemble. Suivant les musiques, les accents peuvent être plus ou moins prononcés et chaque danseur peut ajouter des accents.
le mouvement du corps, en Lindy le plus souvent le danseur engage tout son corps et transfert son poids même si cela n’est pas toujours visible.
le regard (placement spécifique du corps du partenaire)
l’oreille (écoute de la musique).

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Si le regard et l’oreille permettent d’exclure certains guidages (on ne marque pas de break en plein solo), c’est à travers le mouvement du corps que va passer la grande majorité de l’information.
Le Lindy Hop met l’accent sur la communication entre partenaires, le mouvement qui a pour conséquence la « connexion », sensation de tension musculaire entre le danseur et la danseuse. La connexion permet au cavalier de faire effectuer à la cavalière diverses variations, modifications des pas de la danseuse ou de ses déplacements. La connexion est le fruit de l’adaptation entre danseur et danseuse : pour avoir une position stable et équilibrée, la connexion doit avoir la même force de part et d’autre. Lorsque la danseuse est lâchée par le danseur, elle est libre d’effectuer toute variation qu’elle juge appropriée.

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Les variations ou mouvements en lindy sont extrêmement variées, cependant, on retrouve toujours certains noms classiques. Chaque variation pouvant être exécutée de manière différente avec plus ou moins de rotation, sur des temps ou durées différentes, avec des styles différents.
Swing out : séparation du couple (départ en couple arrivée séparée)
Turn (lindy-) : aller-retour (départ séparé, aller-retour de la fille autour du garçon, arrivée séparée)
Circle : reformation du couple (départ séparé, arrivée en couple)
Tuck Turn : compression de la danseuse vers le danseur puis passage sous le bras du danseur.
Basic Charleston : kicks (Garçon : back step, kick pied gauche, pose, kick pied droit, retiens, léger kick arrière droit, pose pied droit. Fille : symétrique)

Ayant tout cela dans votre besace, il vous reste à vous lancer. N’hésitez pas à aller à une soirée « pur swing », l’ambiance finira de vous convaincre. Allez voir les vidéos sur internet.
Tout amateur de lindy doit avoir vu au moins une fois l’extrait du film des Marx Brothers : Helzapoppin, et aussi un film plus récent : Swingkids.

À fréquenter, clubs et soirées vous vous trouverez confrontés avec une des situations suivantes qui sont des ambiances, jeux et chorégraphies de groupe classiques :
La Jam, tout d’abord, est le nom donné à l’arène formé par un attroupement de danseurs, laissant vide un espace circulaire. Alors, à tour de rôle, des couples de danseurs se lancent pour faire le show. La jam se forme en général sur des musiques rapides (où le tempo « dope » les danseurs). La jam est un moment de convivialité. La jam se forme également à l’occasion de l’anniversaire d’un danseur ou d’une danseuse, qui, se voit invité pour une danse par une succession de partenaires. Enfin la jam est aussi un moyen pour les danseurs de remercier un orchestre lorsque celle-ci se forme près de la scène. Il y a alors un véritable échange entre musiciens et danseurs.

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Un truc amusant est la danse des voleurs ; le principe en est très simple : « si t’es seul, va prendre le/la partenaire d’un autre danseur ! ». Le danseur dépossédé de sa partenaire va alors se rapprocher d’un autre couple et y subtiliser avec plus ou moins de finesse la cavalière (inversement pour les danseuses).

La « Boule de Neige » se fait sur une musique où 2 danseurs commencent à danser, et lorsque le speaker annonce « Snow-ball« , le couple se sépare et va inviter 2 autres danseurs. Au « Snow-ball » suivant, il y aura 8 danseurs sur la piste et ainsi de suite, tout le monde se met à danser. Le speaker peut aussi annoncer des « Freeze » : tout le monde se fige alors en attendant que le speaker demande de repartir.

Pour finir citons le traditionnel Shim-Sham. Il existe plusieurs Shim-Sham. Celui de Frankie Manning est le plus connu et souvent, au cours d’une soirée sur LA musique du Shim-Sham de Franckie, les danseurs se mettent alors à faire la chorégraphie (on trouve facilement la video de Francky enseignant le Shim-Sham sur internet). C’est également un moyen de remercier un orchestre. Les danseurs font alors tous face à ce dernier.
« Pour Frankie, écouter la musique lui permettait de fêter les plus beaux moments de sa vie et l’aidait à passer les plus difficiles. Oui, il arrivait aussi à l’homme au plus grand sourire et au rire le plus chaleureux du monde d’attraper le cafard. Alors, quand Frankie n’avait pas le moral, il écoutait ses morceaux préférés, c’est la seule chose qui pouvait le réconforter. »

Avec tout cela vous n’avez plus d’excuse :
« Lets go cats : one, two,
you know what to do. »

Cours de SHIMSHAM par Frankie Manning

Marc TRESVE (pour la mise en forme et l’expérience personnelle), et de multiples sources (pour l’aspect historique)

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