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BOUDEUSES 4

Le Festival burlesque de Montpellier #2 « Ohlala »

Interview avec Justine Maillard.
Le Festival burlesque de Montpellier « Ohlala », deuxième édition
Semaine du 17 juin 2013

 

Campagne Ulule : A partir de 5€, devenez mécène, investisseur… pourquoi pas producteur ?
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A partir d’un don de 5€, devenez mécène de ce beau projet ; pour chaque pallier de dons, recevez une contrepartie exclusive liée au Festival. – Une campagne de crowdfunding n’est réussite que si elle est complétée à 100%. C’est la politique du « tout ou rien ». Votre don sera ainsi débité qu’uniquement si la campagne réussit.

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Folie Vintage : Bonjour Justine, aujourd’hui on te rencontre pour parler de ton plus grand projet, la réalisation de la seconde édition du Festival burlesque de Montpellier.
Nous te connaissons surtout pour ton parcours artistique, ton œuvre « Paris, ma jolie » où tu explorais l’identité féminine à travers la scène burlesque d’une manière plutôt figée, ancrée dans le papier glacé… Aujourd’hui, tu te retrouves propulsée derrière la scène, mouvante, où toutes tes muses prennent vie… C’est plutôt un parcours original, tu peux nous en dire plus sur tes activités et tes multiples casquettes ?

Justine Maillard : Bonjour ! En effet, j’ai plongé dans l’univers du burlesque et du cabaret dès la sortie du lycée, fin 2008. (oui, oui, ne faites pas le calcul – je suis encore une enfant!)
J’ai découvert assez aléatoirement cette scène qui m’a dérobé – ou offert, quelque chose. Je me lançais à l’époque dans ma carrière d’artiste photographe, je m’essayais à des explorations urbaines depuis quelques temps et j’étais en quête d’une exploration plus personnelle. C’est d’une rencontre envoûtante, un brin mystérieuse qu’est né « Paris, ma jolie », un travail résultant de près de 6 années de recherches autour de l’identité féminine à travers l’introspection dans l’univers de l’effeuillage burlesque et du cabaret.

PMJ 4Crédits : Justine Maillard, « Paris, ma jolie » www.justinemaillard.com

À travers ces multiples rencontres, venues de tous pays et de toutes aspirations et après avoir réalisé les premiers accrochages de mes photographies, j’ai vécu un incroyable spleen. Malgré la majesté de mes muses d’un temps qui semblait presque irréaliste, malgré la force graphique, les jeux de lumières, les profondeurs de champs et tous les travaux léchés que j’avais offerts à chaque image pour créer des ambiances uniques et sculptées à l’image des modèles, j’avais une impression d’inachevé.

PMJ 1Crédits : Justine Maillard, « Paris, ma jolie » www.justinemaillard.com

Après avoir reçu de nombreux investissements par de généreux mécènes pour réaliser ma grande exposition au bout de 3 ans de travaux, je décidais d’offrir en guise de remerciement une « invitation au voyage » dans mon ancienne ville de résidence – Reims –, un concept unique et original pour mieux effleurer, comprendre la poétique du projet. Je me lançais alors dans le fou challenge de réaliser une revue burlesque surprise, dans un château aux portes de Reims, où, sous forme de lectures épistolaires et sur fond de poésie, les photographies sembleraient prendre vie pour insuffler ce vent de vie, de fougue et de passion – propre à cet univers ; il était indispensable aussi, pour présenter une œuvre à un public encore non-averti, d’offrir ce « voyage » à travers le burlesque pour délivrer les performances des artistes comme des miroirs de la société actuelle.

PMJ invitationvoyage 4Crédits : Alexandre Massin

Folie Vintage : Et donc, tu as rêvé les choses en plus grand… ?

Justine Maillard : Cette « invitation au voyage » a été un franc succès ; malheureusement l’exposition n’a pas reçu l’accueil que je pensais. Plusieurs personnes ont été tant absorbées par l’aspect performances et happening que la dimension multimédia d’une œuvre générale a été absorbée au profit d’une revue burlesque magistrale. J’ai reçu un retour imprévu ; on m’a félicité pour l’organisation d’une revue, pour la direction artistique et pour la scénographie improvisée. Je ne m’attendais pas à ce genre de retours. Alors, ça m’a fait réfléchir.

PMJ invitationvoyage 2Crédits : Landry Noblet

Je vois toujours les choses en grand, en folies ; j’essaie de me remettre en question aussi souvent que possible, sans tomber dans une forme d’incertitude. Je dois avoir un morceau de mon âme perdue dans les années folles ! (rires) Cette expérience m’a beaucoup apporté, en rapports humains, en échanges artistiques. Quelques jours après, je me lançais dans les rédactions de communiqués de presse de ce qui allait devenir le Festival burlesque de Montpellier.

PMJ invitationvoyage 3Crédits : Landry Noblet

Folie Vintage : La recette serait alors : une expérience atypique et surprenante + beaucoup de folies + une passion de 4 ou 5 ans = Festival burlesque de Montpellier ?

Justine Maillard : C’est plus complexe que ça, mais tu as bien résumé le tout ! Surtout, saupoudrez le d’un torrent de paillettes ! Sinon… ça marche moins bien ! A la base, j’avais le désir d’articuler une très grande revue autour d’Octobre rose, pour la lutte contre le cancer du sein. La vie est ce qu’elle est – le cancer est une cause qui me touche particulièrement ; je sortais d’une période assez émotive et sensible – j’ai essayé d’articuler tout mon programme en sa faveur. Le projet devait se décliner conjointement à Reims – mon ancienne ville – et à Montpellier, ma nouvelle ville de résidence. Le projet avait commencé à fleurir à Reims ; nous étions très bien partis début mai. Cependant, les choses sont ce qu’elles sont – le burlesque a suscité bien des mystères au cœur de l’établissement qui désirait nous recevoir. C’est le challenge aussi, quand une ville n’a pas d’éveil culturel pour une discipline approchant de la nudité. Je n’avais pas le temps de réaliser des teasings, des présentations pour convaincre. Alors, j’ai décidé de le lancer à Montpellier ; les terres du sud… Une ville sublime, lumineuse, où il fait bon vivre… Quoi de mieux pour y faire fleurir un projet ?

FBM tease3Communication virale et street-happening du Festival Burlesque de Montpellier #1

Folie Vintage : Tu nous dis qu’à l’origine ce n’était « qu’une » grande revue… Quelque chose t’a fait changer d’avis ?

Justine Maillard : Effectivement. A la base, j’orchestrais ça comme une grande revue avec un exposition photographique. Les artistes qui devaient performer venaient pour la plupart bénévolement. Pour les remercier de cette générosité incroyable, j’ai décidé de leur proposer de leur offrir une dimension supplémentaire pour les mettre à l’honneur : proposer des masterclasses où les artistes pourraient présenter leurs disciplines et présenter à la presse et aux médias leur art. Donc avec l’exposition de « Paris, ma jolie », la grande revue, les masterclasses… j’ai décidé de tourner le tout dans mon chaudron, pour le transformer en festival. A ce moment, j’ai décidé de réaliser une soirée d’ouverture, pour vraiment offrir un panel, un pot-pourri, de l’art de l’effeuillage burlesque. Une soirée plus rock’n’roll, plus new-burlesque…

Folie Vintage : On a beaucoup entendu parler du festival dans la presse locale, sur internet… Brian Scott Bagley, Lada Redstar, Miss Anne Thropy… tu as fait un sacré bruit pour une première édition ; quels ont été les écueils ? Un sans faute ?

Justine Maillard : En effet, la presse s’est emparée du sujet ! Mais c’était de très loin un sans faute ! Le premier festival des terres du sud… ! Et pour une noble cause ; niveau communication, on a eu énormément de couacs. Certains partenaires et mécènes se sont rétractés au dernier moment. Financièrement, ce fut un échec. La communication en a énormément pâti !
Mais comme on était une équipe folle et généreuse, on a décidé d’envahir l’espace sous des formes bien libres et différentes. Nous avons envahi la place de la Comédie pour un happening burlesque, avec SHERRY BB, pour une performance de balloon-pop ! Une sacrée folie !

FBM tease1Communication virale et street-happening du Festival Burlesque de Montpellier #1

On a décidé d’envahir l’espace avec ce qu’on avait : amour, bonne humeur et passion. On a distribué des ballons roses aux enfants, aussi. D’incroyables moments de partage. Je tiens d’ailleurs à remercier vivement Vanessa de Folie Vintage, pour son incroyable soutien dans cette aventure ! Quelle chance d’être portée par de si bons médias ! Beaucoup de grands artistes m’ont soutenue dans cette folle aventure ; après les avoir suivis pour la plupart durant 5 ans, du bout de mon appareil photo, la passion continuait jusque sur scène. J’ai énormément de chance de m’être fait adopter par tous ces artistes incroyables, aussi merveilleux les uns que les autres. C’est une richesse inépuisable, au quotidien ; comment laisser tomber un si noble projet juste pour des raisons financières ? J’ai fait des prêts. Compté mes moindres sous. J’ai de la chance d’être plutôt téméraire et bornée, parfois. Si on peut appeler ça de la chance… Alors de directeur artistique je suis aussi passée productrice ; la seule et l’unique ! (rires) Aujourd’hui, je n’ai toujours pas rentabilisé le projet et la première édition. Mais on parle d’une histoire d’amour… et ça me rendrait folle de ne plus pouvoir y croire. Après tout… on a pas fait Paris en un jour !

FBM gdrevue 1Les têtes d’affiche de la première édition du Festival Burlesque de Montpellier
De gauche à droite : SHERRY BB, Miss Anne Thropy, Lada Redstar et Brian Scott Bagley


Folie Vintage 
: Et aujourd’hui, à l’aube de lancer les premières informations sur le planning de la seconde édition, tu en es où ?

Justine Maillard : C’est mitigé. On se prépare à réaliser une très très belle édition ; nous avons des lieux d’accueils incroyables, des équipes passionnées et un line-up de plus de 20 artistes… ! (rires) On se prépare à tout boucler, avec amour et tendresse. Encore quelques mails à envoyer, quelques partenariats à signer… Je crains tout de même que la première édition ait fait tourner la tête à plus d’un sur la région ; le Festival burlesque de Montpellier a été assez récemment menacé. À ma grande surprise et à ma grande déception ; car j’avais pour objectif sur la première édition d’offrir un plateau de la scène burlesque montpelliéraine. Peu d’artistes performeurs résident et exercent leur art à Montpellier, c’était pour moi le premier challenge de leur offrir un beau plateau, mettre à profit mon réseau et ma petite expérience dans le milieu. J’ai proposé à tous les artistes de prendre part à la première édition ; le projet n’a pas semblé séduire le peu d’artistes de la région.

FBM gdrevue 3Performance de SHERRY BB, effeuilleuse burlesque de Montpellier et marraine du Festival, avec le groupe les Hippocampus Jass Gang

Le rêve de monter un festival n’est pas une pensée rare. Dans le milieu, beaucoup de gens aspirent à ce genre de fous projets. C’est grandiose, c’est démesuré… c’est burlesque. Malgré la pression, aujourd’hui, c’est l’aspect financier qui est toujours notre plus grand problème. Un grand nombre d’artistes se joignent à notre cause, à l’éthique de l’association pour laquelle je dirige, produit le festival : L’association Les Boudeuses – et ce, bénévolement.

FBM gdrevue 2Lada Redstar, queen of burlesque 2012, lors de la première édition du festival

C’est une nouveauté, c’est une forme artistique encore « nouvelle » (enfin, ça fait un peu moins d’un millénaire (rires)), donc les institutions les plus « rigoureuses » sont encore assez timides à promouvoir ce genre d’événements. Nous allons réaliser une grande action de mécénat particulier, sur le portail Ulule, pour réaliser le projet en temps et en heure, proposant en échange de dons, des contreparties exclusives (masterclasses, goodies, exclusivités, événements privés…) D’ailleurs, si vous aussi, vous voulez devenir mécène d’un grand événement culturel…  Vous pouvez, à partir de 5 euros devenir investisseur du Festival burlesque de Montpellier ! Et ça, c’est plutôt chic à sortir à des amis où à sa famille en soirée !

Folie Vintage : Tu peux nous dévoiler un peu plus ce second festival avant l’heure… ?

Justine Maillard : Allez… ! Exclusivité Folie Vintage alors ! Le festival se déroulera du 17 au 23 juin, pour célébrer les premiers jours de l’été !
On ouvrira le bal avec un vernissage d’exposition multimédia et des happenings de quelques artistes phares de ce projet ; on poursuivra l’aventure avec des conférences artistiques, tables rondes, projections de grands classiques de la culture burlesque. Nous proposerons des médiations autour de cette culture et ses origines pluridisciplinaires et ses frontières intra-culturelles pour mieux comprendre ce langage artistique aux richesses mystérieuses ! Une scène ouverte proposera à de jeunes talents de faire leurs premiers pas sur scène, encadrés par un jury professionnel… et enfin une grande revue plongera le public dans un tourbillon de grandeurs, de majesté et de sensualité pour faire renaître l’âge d’or des années les plus folles sur scène, le temps d’un voyage atemporel… pour célébrer la Femme !

SET FBM1SHERRY BB, la référence de l’effeuillage burlesque à Montpellier, marraine de la seconde édition

Folie Vintage : Quel programme ! Tu nous mets l’eau à la bouche et les paillettes aux yeux… ! Y’a-t’il une poétique particulière cette année ? Comment déroulez-vous votre réflexion autour du festival, car j’ai entendu dire que l’association que tu portes est pour la reconsidération de la position de la femme dans la société… ?

Justine Maillard : Tout à fait. C’est un travail constant autour de l’image de la Femme. Des médiations, des interrogations. Ici, par la participation d’intervenants artistes pluridisciplinaires pour la seconde édition, nous tenterons de dresser un portrait de la femme actuelle au sein d’une société en mouvance. On voulait appeler cette seconde édition « FATALES », mais c’est trop réducteur. On l’appellera « Ohlala » ; le fait de choisir une onomatopée laisse libre cours à une imagination ; elle est participative ! Ce festival résulte d’une volonté de faire penser, réfléchir, méditer.
L’effeuillage burlesque est sans doute le plus riche héritage culturel qui fasse dialoguer le corps entre la danse, la performance artistique, les arts du cirque, la dimension théâtrale… C’est un merveilleux chassé-croisé, caché-voilé d’une personnalité fantasmée ou poussée à son paroxysme dans un jeu d’introspections intime sur scène.

BOUDEUSES 3Les résidences artistiques de l’association « FREAK SHOW » proposent tous les mois, sur une vague résolument new-burlesque,
une médiation autour de la position du corps féminin dans les arts et les médias… avec humour et excentricité

En plus d’être merveilleusement glamour, sensuel et attrayant… c’est un art magnétique où la psychologie rentre en contact avec la contemplation pure et simple. L’association Les Boudeuses a pour objectif de reconsidérer, tendre à une revalorisation de l’image de la femme au sein des arts et de la société médiatique. C’est notre projet majeur… et on est très fiers de se faire porter par une si riche scène artistique !

Folie Vintage : Et quand tu n’organises pas un festival, tu fais quoi pour t’occuper ? (rires)

Justine Maillard : Je suis du genre hyperactif, je ne me rends plus vraiment compte du volume horaire ou de l’importance que peut porter mon travail dans la vie ! C’est à la fois une richesse et une tourmente ! Une romantique tourmente ! Quel est le plus grand plaisir qu’à se lever, libre, se disant : aujourd’hui, je me fais plaisir ? J’ai la chance inouïe de vivre de ma passion ; que dis-je ! De mes passions ! En plus, j’en ai plusieurs… ! Je suis curieuse, amoureuse de la vie et de la nature. J’aime découvrir, apprendre de nouvelles disciplines. Je suis artiste pluridisciplinaire ; mon médium de prédilection est la photographie sans nul doute, j’utilise la vidéo pour repousser ce média dans ses paroxysmes et me remettre en question sur mon processus artistique et plastique. Je fais du son, quelques fois… Je porte une casquette de directeur artistique, de chef de projet… bien souvent, je suis producteur et je réalise les plans de communications globaux de mes projets. Je me frotte à la mise en scène – un peu… ! Et à côté de tout ça, j’ai un bagage dans les milieux de la communication multimédia et dans les stratégies de développement.
Tous les mois, l’association Les Boudeuses proposent une résidence artistique autour de l’imagerie du FREAK SHOW – au CIRCUS bar à Montpellier ; ce sont nos cabarets « sauvages de l’improbable ! ». Une grande parade new-burlesque où plusieurs artistes en résidence permanente se frottent au challenge de réaliser des créations autour de l’image de la femme, à travers cette folle thématique cirquesque… un vrai régal ! (rires).

Je travaille également sur mon projet de publication d’ouvrage, « Paris, ma jolie »… un très beau livre d’art devrait sortir en fin d’année…

BOUDEUSES 2Miss Glitter Painkiller, ambassadrice des cabarets sauvages de l’improbable « FREAK SHOW »

Folie Vintage : Dans tes rêves les plus fous, quelle serait la programmation de la troisième édition ? Fais-nous rêver… !

Justine Maillard : Ohlala… (rires) tu tentes le diable, ici !
Vicky Butterfly, sans unique doute ; pour la poésie, la légèreté…  Catherine D’lish, pour sa volupté ; plus qu’une performance, je vis ses actes comme des sensations, un frisson… une extase… c’est sans doute l’incarnation de la volupté rêvée. Amber Ray, pour la grandeur et la démesure de ses incroyables costumes. Un émerveillement, une fougue incroyable sur scène… Perle Noire, pour sa démentielle technique, pour sa puissance, son incarnation de l’inspiration et sa passion dévorante et qui nous dévore, à la contempler sur scène… des papillons dans le ventre ! Pour le côté sauvage… ! Le tout saupoudré de la prestance scénique de Kitten on the Keys, car j’adore tellement quand elle lèche son chat en peluche ! (rires)
En fait, j’attendais de répondre à cette question avec impatience, mais je crains que ça soit une question trop difficile à apprendre car j’ai trop d’amour pour beaucoup trop d’artistes ! Même beaucoup de belles jeunes pousses, Minnie Valentine, Lou on the Rock’s, La Palombe, Colette Colerette… et aussi certaines beautés éternelles telles que Dolly L’amour, Lalla Morte, Janet Fishietto, Vivi Valentine… Miss Anne Thropy, SHERRY BB, Louise de Ville… Je les aime toutes…

PMJ 2« Paris, ma jolie » : une réflexion artistique et une histoire d’amour pour les plumes, conjuguées depuis plus de 5 ans.
Crédit : Justine Maillard – www.justinemaillard.com

Quelques mots de SHERRY BB, la marraine de l’association Les Boudeuses et ambassadrice du Festival burlesque de Montpellier :

Folie Vintage : Tu es la première effeuilleuse du sud de la France et la référence burlesque à Montpellier… Comment vis-tu cette expérience d’ambassadrice du Festival ? N’as-tu jamais eu le projet d’en développer un ?

SHERRY BB : À l’époque, je ne faisais pas encore « officiellement » du burlesque ; mais je voyais déjà les choses en grand… Car après tout, le burlesque, c’est une quête de grandiose… J’avais rencontré une fille, là où je prenais mes cours – on dessinait des projets fous… à l’époque, le Paris Burlesque Festival allait naître et nous tirions des plans sur la comète, entre le sud et Paris… on se rêvait à Lyon ! À présent, à part à Paris et ici, à Montpellier, festival déjà très prometteur, la scène du burlesque en France n’est pas très mise à l’honneur… Être mise à l’honneur à travers ce festival en tant qu’ambassadrice et marraine me donne un peu le tournis ! Je ne me rends pas vraiment compte car j’ai toujours quelque chose à apprendre, à découvrir… à fignoler. C’est une quête inépuisable et infinie. Il y a tellement de choses, de situations qui s’enchaînent actuellement que j’ai du mal à m’en rendre compte. C’est avant tout un challenge, une quête d’un renouveau artistique… !

SET FBM3SHERRY BB, effeuilleuse burlesque et directrice de la Kiss School of Burlesque,
première école d’effeuillage du sud de la France.
Crédit : Justine Maillard – www.justinemaillard.com

Folie Vintage : A travers ton parcours artistique, tu as parcouru bien des kilomètres dans le sud de la France. Tu as développé l’effeuillage burlesque à travers ton école, la Kiss School of Burlesque… peux-tu nous en dire un peu plus sur la participation de ton école au Festival ?

SHERRY BB : Si j’avais été à cette époque élève d’une école qui nous aurait offert la possibilité d’effleurer l’univers professionnel du burlesque pour une première scène, j’aurais vraiment été effrayée ! Mais quand on vous offre cette opportunité, avec tant d’amour et de passion, dans un lieu si grandiose et sur un plateau d’icônes rêvées, la peur se change très vite en adrénaline porteuse et en euphorie ! C’est une première scène très importante et très intense, car c’est l’endroit, le lieu… rêvé pour faire ses premiers pas ! Le public est averti, sur un plateau formé de si grands professionnels… mes élèves ne peuvent recevoir de meilleure école formatrice ! Je suis très heureuse de pouvoir offrir à mes élèves une telle opportunité que j’ai très longtemps rêvé !

Folie Vintage : Être marraine de l’association, ambassadrice du Festival… quel est ton message personnel à travers ce fort développement ? Comment te sens-tu dans ce rôle ?

SHERRY BB : Je me sens déjà plus détendue qu’à la première édition ! Justine me demandait de réaliser une véritable performance, une improvisation burlesque avec un groupe live, les Hippocampus Jass Gang, un délicieux groupe de jazz local. J’ai adoré cette expérience – c’était, vous voyez, une véritable performance à vivre. Ce qui m’a permis de prendre conscience de mes performances et de mes capacités scéniques. On dit toujours « performer burlesque » – mais au final, il s’agit de numéros réalisés, mijotés, concoctés et réalisés des années durant ! Une routine, une balade, on vous mène d’un point A à un point B sur un chemin totalement appréhendé et calculé. Ici, il s’agissait d’une osmose, d’une création « in vivo » avec d’autres artistes – d’une fusion du moment… C’est un honneur et toujours une pression… Une quête de renouveau et de performances ; mais l’effeuillage burlesque reste avant tout un art de divertissement – donc si les gens repartent avec le sourire… c’est gagné ! De l’émerveillement, du plaisir mais surtout du divertissement – car le burlesque avant de prétendre être un art, c’est l’art de divertir et de se dévêtir !

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Crédit : Justine Maillard – www.justinemaillard.com

Informations pratiques

Page Facebook du Festival burlesque de Montpellier :
http://www.facebook.com/festivalburlesquemontpellier

Page Facebook de l’association Les Boudeuses :
http://www.facebook.com/boudeuses

Page Facebook de Justine Maillard :
http://www.facebook.com/justinemaillardartistephotographe

Portfolio de Justine Maillard – retrouvez « Paris, ma jolie » : www.justinemaillard.com
Site de l’association porteuse du Festival burlesque de Montpellier : www.les-boudeuses.fr
Site officiel du Festival burlesque de Montpellier : www.festivalburlesquemontpellier.fr (à venir)

 

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