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MASTERS-OF-SEX

Masters of Sex, une série américaine dans les années 50

Orgasmes, Oh des espoirs !

Nota Bene : n’ayez crainte ! Cet article sera le plus chaste possible :)

Après cette envolée estivale sur les vacances franco-françaises des années 1960, retour à la routine de notre quotidien : métro, boulot, dodo et plus si affinité.

MASTERS-OF-SEX

Avec Martin Sheen et Lizzy Caplan

J’aimerais aborder avec vous une série qui m’est parvenue entre les mains par hasard. Je pense que chacun d’entre nous a déjà erré comme une âme solitaire dans un magasin culturel ne sachant que trouver, quoi acheter. N’ayant aucune idée de ce qui pourrait me plaire, je laisse mon subconscient me guider vers le rayon DVD.

Le hasard pose mon regard sur un packaging très vintage : sur fond bleu clair, un homme, costard et noeud papillon, assis sur une chaise design, et une femme, brune aux cheveux courts, portant petit pull beige à manches courtes, jupe cintrée à taille haute bordeaux, la main droite posée sur le dossier de la chaise, me fixent.

Parfait !… Ah mais le titre par contre…

Mon âme chaste est en alerte : il y a « sex » dans ce titre (Jésus Marie Joseph).

La quatrième de couverture du DVD me rassure en m’indiquant qu’il s’agit de l’histoire de William Masters, gynécologue de l’hôpital de l’Université de Washington à Saint-Louis, et de son assistante, Virginia Johnson, dans l’Amérique puritaine des années 1950.

J’ose donc l’achat et ne regrette pas.

En plus d’être une série biographique sur un couple de chercheurs respecté par ses pairs, elle nous sensibilise sur des sujets multiples, comme la sexualité, le racisme et l’homosexualité.

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Des sujets encore d’actualité, quinze ans après la mort de William Masters, dont le comportement d’antan n’est pas si éloigné de celui  exercé de nos jours.

Le docteur Masters estime avoir étudié un sujet qui n’a jamais été vraiment compris : l’orgasme.

Spécialiste de la fécondité et de la fertilité, ce dernier a exercé sa profession à une époque où l’on ne devait ni parler de sexualité, ni même du plaisir féminin, considéré comme inexistant.

Une scène de la saison 1 montre une jeune femme, catholique, qui vient voir son gynécologue avant de se marier. Vierge, elle ne sait pas comment concevoir un enfant et ignore par quel orifice il naît.

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Le spectateur est partagé entre le rire, la stupéfaction, et la pitié.

L’étude du processus orgasmique de Masters et Johnson consiste à poser des électrodes sur les corps de patients volontaires qui se masturbent ou font l’amour, sans jamais être montrés par la caméra. Ce qui crée des scènes amusantes et cocasses, notamment à hôtel pour prostituées où le docteur Masters se voit contraint de s’y réfugier, son étude étant rejetée par l’Université qui l’emploie.

Il y procède à divers examens, l’acte sexuel devenant expérience, chronométrant chacun d’eux.

Chaque phase de l’orgasme est séparée en points distincts.

De ces expériences, trois théories fondamentales en résultent :

  1. Pour les femmes, il n’y a pas un bon orgasme vaginal, et un mauvais clitoridien (désolé Freud).
  2. La longueur du pénis n’a aucune incidence sur la capacité d’un homme à satisfaire sa partenaire.
  3. Les personnes âgées peuvent avoir une sexualité active, c’est même normal !

En dix années d’études, Masters & Johnson ont observé 694 personnes, dont 382 femmes et 312 hommes, et 276 couples.

Ils proposent de résoudre les problèmes sexuels des couples, par une thérapie en deux semaines, qui atteint 80 % de taux de réussite.

Dès lors, les cliniques de thérapies sexuelles vont se multiplier aux États-Unis après la parution de leur ouvrage « Human Sexual Inadequacy » en 1966.

La série respecte la véritable identité des personnages : Masters n’est pas très doué au lit et peut paraître macho et borné.

Quant à Johnson, elle est présentée comme une femme très libérée. Elle enchaîne les « sex friends », juste pour le plaisir. Intelligente et indépendante, elle passe de chanteuse de cabaret à simple secrétaire, puis assistante, co-chercheuse et enfin co-directrice de l’institut qui porta son nom.

Masters et Johnson restent des personnalités importantes dans leur domaine, mais également par le mythe créé autour d’eux. Le récit n’est pas seulement une succession d’orgasmes, c’est aussi une histoire d’amour.

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 Virginia Johnson a connu un parcours atypique pour l’époque. A 22 ans, elle épouse un avocat deux fois plus âgé qu’elle, avant de le quitter pour un Disc Jockey dont elle a deux enfants, qu’elle quitte également.

 C’est ce moment de la vie de Virginia qui marque la saison 1 de la série.

Apporter plus d’informations sur ces chercheurs reviendrait à spolier la série. J’ai évoqué ici l’essentiel sans trop en dire.

Bon visionnage !

Hélène Jevaud pour Folie Vintage

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