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Scopitone is not dead

« Le Scopitone (du grec scopein – regarder – et tonos – tonalité) est un jukebox associant l’image au son. Il s’est répandu au début des années 1960. Le plus gros constructeur d’appareils a été la société française Cameca. Le mot Scopitone désigne aussi les films eux-mêmes. » (source : wikipédia)

Historique

L’ancêtre des scopitone est le Panoram, un appareil développé dans les Années 1940 aux États-Unis par la Mills Novelty Company, de Chigago, qui pouvait projeter sur un écran un Soundie, film musical 16 mm. L’appareil permettait de choisir un film parmi huit. Les soundies mettaient en scène les rois du jazz, comme Duke Ellington.

L’appareil américain a vite sombré dans l’oubli, mais l’idée d’installer dans les cafés des appareils de cinéma similaires au jukebox a ressurgi en France et en Italie à la fin des années cinquante. Plusieurs brevets ont été déposés, notamment par l’italien Teresio Dessilani (février 1958) et les Français Roland Bourg (juillet 1957), Roger Barascut (juillet 1958), Lucien Félix Prat (juillet 1958). La société Cameca, filiale de la Compagnie générale de la télégraphie sans fil (CSF) et son directeur technique Frédéric Mathieu ne déposent de brevet qu’en 1959, mais n’eurent guère de mal, par la suite, à contourner les brevets des inventeurs français exhumant les brevets américains de 1939 et en mettant à profit l’expérience de Cameca, autrefois Radio-Cinéma, à la fois dans le domaine des projecteurs de cinéma et dans celui de la production de films. CAMECA présenta son premier modèle, le ST16 à la Foire de Paris des 14-29 mai 1960.

Scopitone Model 450 Film Jukebox | Circa 1960 | From the BMIGaming.com Historical Amusement Machine Series.

Faut-il considérer ces petits films de variétés d’une durée maximale 3 à 4 minutes, comme des sous-produits du cinéma ? Pas si sûr. D’ailleurs la très sérieuse revue « les Cahiers du cinéma » lui consacre un article fort sympathique dans son numéro de février 1962, allant jusqu’à soutenir le phénomène.
Les souvenirs restent bien présents chez tous ceux qui ont connu cette période exubérante. C’était le temps «d’Age tendre et tête de bois», de «Salut les copains» et de ces premiers flirts post-mai 1968 qui avaient incontestablement un charme naïf et inégalé. Bien évidemment, les nostalgiques et les collectionneurs se sont mis à la recherche de ces appareils et de ces films, vestiges pas si lointains d’une époque avide de libertés et musicalement novatrice. Ils peuvent considérer qu’ils détiennent les plus beaux documents audiovisuels de l’histoire des débuts du Rock’n’Roll français, une musique que les jeunes d’aujourd’hui n’hésitent pas à qualifier de  « Rock à Papa ».

Premier scopitone de Johnny Hallyday « Souvenirs souvenirs »

Le Scopitone de retour

Durant les années 60, créé à base de pièces de surplus d’avions de la seconde guerre mondiale, le scopitone était présenté dans les bars et diffusait l’ancêtre des clips des artistes yéyés de l’époque, appelés aussi par la même occasion scopitones. Depuis novembre 2009, une nouvelle forme de scopitone souffle, à travers le web, sur la scène française grâce à la série SCOPITONE IS NOT DEAD. Créée et réalisée par David Vallet, cette série propose de faire découvrir des artistes d’aujourd’hui à l’ancienne. Une mise en image pleine de naïveté et de fraîcheur de la scène française actuelle. SCOPITONE IS NOT DEAD organise aussi des soirées avec projections de scopitones.
Plus d’infos sur http://www.scopitoneisnotdead.com / Facebook : https://www.facebook.com/pages/SCOPITONE-IS-NOT-DEAD/193379557381033

Pour en savoir plus, Folie Vintage recommande :
http://scopitones.blogs.com
http://fr.wikipedia.org/wiki/Scopitone
http://www.scopitonearchive.com
http://www.scopitoneisnotdead.com
https://www.facebook.com/pages/SCOPITONE-IS-NOT-DEAD/193379557381033

Scopitone, festival des cultures électroniques et des arts numériques 2012

Du mardi 18 au dimanche 23 septembre 2012, le festival Scopitone tisse sa toile dans la ville pour glaner les curieux de tous poils, passionnés d’arts numériques, férus d’expositions et festifs avides de soirées de rentrée… Dans le parcours figurent des lieux emblématiques: lieu unique, le Château des ducs de Bretagne, le Cinématographe, le Pôle Etudiant… et bien d’autres. Pour la 11ème édition, Stereolux est de nouveau le carrefour de ce festival. Dans une ambiance festive et singulière vous découvrez un parcours d’installations numériques, de performances multimédia et de concerts… pour tous les goûts et tous les âges! Les enfants ne sont effectivement pas en reste avec un programme qui leur est spécialement dédié. Ambiance enfantine ou performance visuelle, maîtrise sonore ou installation remarquable, à vous de choisir. Aussi diversifiée en nationalités qu’en prestations, la programmation offre un panorama des cultures électroniques des 4 coins du monde. Artistes émergents ou confirmés, tous ont un style unique, rendant chaque prestation exclusive.

Plus d’infos : http://www.scopitone.org
http://www.stereolux.org

Source : Wikipedia Scopitone, sous la licence CC-BY-SA dont la liste complète des contributeurs se trouve ici; http://scopitone.free.fr

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