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Dalton Trumbo, le film

Après la Seconde Guerre mondiale, vous n’êtes peut-être pas sans savoir qu’un autre « danger » va surgir dans le paysage américain : le communisme ! Les prémices de la Guerre Froide… Une chasse aux sorcières va donc commencer et dans le milieu de Hollywood, on cherche à connaître ceux qui influencent et qui sont membres du parti communiste américain.

On demande de trahir, certains craignant de perdre leur place n’hésitent pas à dénoncer. D’autres refusent. La fameuse Liste Noire est établie. Elle fut créée le 25 novembre 1947 à la suite d’une annonce de la Motion Picture Association of America (MPAA). (Si la liste fut abolie en 1960, ses effets se sont encore ressentis pendant le reste des années 1960).

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Ainsi ceux que l’on surnomme les « Dix d’Hollywood » (qui étaient plus nombreux auparavant) et dont Donald Trumbo fait partie paraissent devant une commission en 1947 leur demandant d’admettre leur acquaintance avec le parti ce qu’ils refuseront de faire en invoquant le 1er Amendement de la Constitution. (Le Congrès ne fera aucune loi qui touche l’établissement ou interdise le libre exercice d’une religion, ni qui restreigne la liberté de parole ou de la presse, ou le droit qu’a le peuple de s’assembler paisiblement et d’adresser des pétitions au gouvernement pour le redressement de ses griefs).

Cette décision les mettra tous sur le banc de touche.

Dalton Trumbo est scénariste et réalisateur. Il a notamment à son actif la réalisation de Johnny s’en va t-en guerre (1971) tiré de son propre roman.

Après cette grande affaire, qui lui a fait faire de la prison, il se voit obligé de s’exiler et n’a plus le droit d’exercer ses talents lui qui est un maître hors pair en la matière. Il y arrivera cependant, en signant avec divers noms d’emprunt. Ce qui est drôle c’est que l’homme gagnera deux Oscars pour ses scénarii : un pour « Vacances romaines » et l’autre pour « Les clameurs se sont tues », personne ne sachant qui se cachait derrière le nom de Robert Rich.

Ce n’est que quelques années plus tard, quand il sera réhabilité grâce à Otto Preminger avec « Exodus » suivi par Kirk Douglas avec « Spartacus » que son vrai nom figurera à nouveau sur les génériques de films.

Pour le film en lui-même : quel délice de plonger dans les décors d’un Hollywood années 40 et 50 où tout semblait possible et où chacun pouvait toucher du bout des doigts le rêve de cinéma, où chacun avait sa chance. Mais surtout d’approcher un sujet assez peu connu. On voit ainsi comme dans les westerns qui étaient les bons et qui étaient les méchants ! On peut aussi s’apercevoir que tout ça n’était que beaucoup de bruit pour rien !

Tout est juste dans les décors et les costumes. On adore lorsque le réalisateur fond scènes d’archives et scènes de son propre film, on n’y voit que du feu.

L’ambiance est électrique : Hollywood est un monde impitoyable où en un article dans la presse, on vous défait une réputation et où tout semble éphémère notamment l’amitié…

Mentions spéciales à Bryan Cranston très classe dans ses costumes qui s’assure un beau rôle (il semble bien loin le rôle un peu bêbête d’Al dans Malcolm) récompensé par un Oscar cette année et à Dean O’Gorman le sosie parfait de Kirk Douglas. Mentions spéciales également à la formidable Helen Mirren en cancanière influente horrible et à Diane Lane en épouse vraiment solide sur qui toute la famille s’appuie face aux épreuves subies.

Hollywood avec toutes ses imperfections nous fera toujours rêver quand même ! Hollywood, ton univers impitoyable !

Sortie le 27 avril 2015

Co-produit et réalisé par Jay Roach

Article écrit par Hélène Masselin-Dmytriak pour Folie Vintage

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