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That’s roller derby !


Le roller derby fut créé à Chicago en 1925 par Leo Seltzer. C’était au départ, dans les années 1930, une course d’endurance mixte. À la fin de la course, qui durait longtemps, les participants se bousculaient et les spectateurs étaient de plus en plus intéressés par les bagarres que par la course elle-même. Donc Leo Seltzer introduisit les rollers et les contacts entre joueurs. Au fil des années, le roller derby devint un sport sérieux et très apprécié, avec des règles de plus en plus élaborées. Des clubs naquirent partout en Amérique du Nord et le roller derby prit de la notoriété en temps que sport brutal et rock’n’roll basé sur le spectacle. Les anciennes règles consistaient à avoir un affrontement où tous les coups sont permis comme les coups d’épaules, les croches pieds, les coups de pieds. Le roller derby se développa donc sous une forme de catch à rollers. La période de l’âge d’or du roller derby durera jusqu’aux années 70 pour être totalement oublié. La joueuse Anne Calvello sera l’une des dernières grandes icônes du roller Derby de cette époque.

Et le roller derby sortit de sa tombe !

Mais en 2000, le roller derby sort de sa tombe, déterré par les américaines du Texas qui transforment la discipline en dynamite ! Il devient un sport pour femmes bagarreuses, rock’n’roll, arborant des mini-shorts et des bas résilles. La pratique du roller derby change et se transforme en sport de contact avec des coups maîtrisés car les règles sont plus cohérentes et mieux respectées. La WFTDA (Women’s Flat Track Derby Association) met en place un règlement officiel réinventé par rapport à son ancêtre. Il existe 78 ligues féminines aux États-Unis qui font partie de la WFTDA et il y aurait près de 300 ligues non-officielles dans le monde, principalement dans les pays anglophones. L’image des personnages qu’endossent les joueuses est fortement influencée par la mode rockabilly/ punk/pin-up avec un soupçon de grrrl power. Elles choisissent un nom de derby qui a pour but d’impressionner les adversaires et de séduire le public.

Il est interdit de mordre sa voisine !

Le roller derby se pratique sur un terrain de forme ovale, le track, et oppose deux équipes de cinq joueuses. Une équipe se compose de quatre bloqueuses dont l’une d’elle est pivot et une attaquante. Les joueuses sont distinguées par leur casque. Les bloqueuses forment un pack qui sert à ralentir les jammeuses ; parmi elle se trouve deux pivots, une pour chaque équipe qui sont repérables grâce à leurs couvre-casque avec une bande de couleur au milieu du casque. Les jammeuses qui ont pour but de dépasser le pack avec l’aide de leurs bloqueuses pour gagner des points (quatre par passage du pack) portent un couvre-casque avec deux étoiles de chaque coté. Un match est séparé par deux périodes de trente minutes, composées de plusieurs jams de deux minutes. L’attaque et la défense se jouent simultanément. Si les joueuses font des fautes, elles sont envoyées en « prison » pendant une minute.

La guerrière à roulettes

La Derby grrrl est une « warrior of rock » féminine, plus ou moins affirmée dans sa vie et dans sa tenue. La grrrl possède une tenue qui assure une grande protection. Elle porte un casque, un protège-dents, des protège-poignets, coudes, genoux ; un crash-pad n’est pas exclu pour protéger le coccyx et bien sûr une paire de quads. Evidemment, une pratiquante de rollers n’a pas peur des petits bobos ! Elle travaillera dur l’agilité, la stratégie et la combativité dans une ambiance fun, où prendre et échanger du plaisir sont autant importants que de jouer. Mais la Derby grrrl à aussi besoin de son coach qui l’aide à se motiver et à progresser. Ce sont des Refs (arbitres) qui entourent chaque match et transmettent leur savoir et les règles. Les NSO (No skating official) quant à eux notent soigneusement les points ainsi que les fautes.

Et en France, le « Roller Derby » c’est comment ?

Ce sport c’est implanté en France en 2011 notamment avec l’aide de « Whip it » de Drew Barrymore. Les premières équipes en France sont les Paris Roller Girls (PRG), les Nothing de Toulouse et les Petites morts de Bordeaux qui sont actuellement les meilleures en France. Il existe en France plusieurs organisations autour du roller derby comme le FROG (French Roller derby Organisational Group) qui a pour but de rassembler des personnes pour parler du roller derby afin de le faire connaître et reconnaître par la fédération. Ensuite, il y a la French connection à Toulouse qui existe depuis deux ans : pendant un week-end, des matchs sensationnels s’enchaînent le samedi puis un bootcamp de joueuses et de coachs est organisé le dimanche. Un bootcamp est un entraînement particulier et intensif où il faut avoir un bon niveau pour participer et où on peut trouver des joueuses de toute la France. Et pour finir, il y a la Roller Derby cup à laquelle la France a participé l’année dernière et s’est retrouvée en septième position sur treize.

Même si en dehors du track, on est « bonnes copines » avec l’équipe adverse, au début du match on entend des « Démontons-les » et après le match des « Allons boire une bonne bière toutes ensembles » ! Lorsqu’on trouve son équipe, on trouve une « Derby family » composée de copines solidaires. En somme, le roller derby est un sport chaleureux et en voie de développement !

Merci à Emma Perez qui a rédigé cet article, pratiquante de Roller Derby à Avignon depuis plus d’un an dans le club Cherry Blood Roller Derby 84.
https://www.facebook.com/CherryBlood.Rollerderby84

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