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Coke anytime, anywhere!

1886. Dans le port de New York, des ouvriers construisent la Statue de la Liberté. A 1300 kilomètres de là environ, un autre grand symbole américain est sur le point de voir le jour.
Un après-midi, alors qu’il remuait un liquide parfumé de couleur caramel, John Pemberton, pharmacien d’Atlanta obtint un breuvage qu’il s’empressa d’apporter à la pharmacie Jacob. La mixture y fut diluée avec de l’eau gazeuse puis proposée aux clients pour une dégustation. À l’unanimité, ces derniers lui trouvèrent quelque chose de nouveau. La pharmacie Jacob mit donc en vente la boisson au prix de cinq cents le verre. Frank Robinson, le comptable de Pemberton, baptisa le breuvage Coca-Cola, nom qu’il consigna de son écriture très soignée, cette même calligraphie qui est toujours utilisée aujourd’hui. Au cours de la première année, Pemberton ne vendit que neuf verres de Coca-Cola par jour.

Un siècle plus tard, The Coca-Cola Company produisait plus de 35 milliards de litres de sirop. Malheureusement, Pemberton meurt en 1888 sans avoir pu assister au succès de la boisson qu’il venait de créer. Au terme d’une période de trois ans (1888-1891), l’entreprise fut rachetée par un homme d’affaires d’Atlanta, Asa Griggs Candler, pour un montant de près de 2 300 dollars. Candler allait en devenir le premier président et le premier à appliquer une stratégie d’entreprise et de marque.

Quelques années plus tard…

En 1941, l’Amérique fait son entrée dans la Seconde Guerre mondiale. Des milliers d’hommes et de femmes sont envoyés à l’étranger. Le pays, ainsi que Coca-Cola, se mobilisent derrière eux. Woodruff ordonna que « chaque homme portant un uniforme reçoive une bouteille de Coca-Cola pour 5 cents, où qu’il se trouve dans le monde et quel qu’en soit le coût pour l’entreprise ». En 1943, le Général Eisenhower envoya un câble à Coca-Cola, demandant l’expédition de toute urgence des matériaux nécessaires à la construction de 10 usines de mise en bouteille. Pendant la guerre, nombreux furent ceux qui goûtèrent la boisson pour la première fois ; une fois la paix revenue, Coca-Cola disposait de bases solides pour développer ses activités partout dans le monde.

Le vœu de Woodruff que Coca-Cola soit « à portée de désir » devenait ainsi réalité. À partir du milieu des années 1940 et jusqu’en 1960, le nombre de pays où la boisson était mise en bouteille avait presque doublé. L’Amérique de l’après-guerre baignait dans l’optimisme et la prospérité. Coca-Cola avait trouvé sa place dans un mode de vie américain joyeux et insouciant. Les campagnes publicitaires, affichant des couples heureux dans un cinéma en drive-in ou des mères de famille rayonnantes au volant de grosses décapotables jaunes, reflètent parfaitement l’esprit du temps.

La Coca-colonisation

Au début des années 50, Coca-Cola bénéficie d’un mauvais accueil, vue comme une boisson dangereuse pour la santé et surtout pour l’industrie viticole. Associée à jamais au capitalisme et à la publicité de masse, la boisson deviendra rapidement une des premières multinationales dont l’implantation en Europe fut une aubaine pendant la Seconde Guerre Mondiale. Malgré l’engouement des vétérans pour Coca-Cola, certains pays refusèrent son entrée car elle représentait un véritable danger pour les industries locales. Les partis communistes qui luttèrent ardemment contre sa consommation la décrivaient comme un poison, quand ce n’est pas la Presse qui rapportait dans les journaux son « invasion » faisant baisser les ventes de vin. Avec plusieurs tentatives de suppression et des procès qui s’enchaînèrent, Coca Cola ne fut jamais aussi bien acceptée en France que dans les autres pays d’Europe Occidentale.
http://www.coca-cola-france.fr
Source : L’histoire, Coca Cola France.

Pour aller plus loin…

Quand le soda devient politique
Documentaire sur l’entreprise Coca-Cola.
Les réalisateurs German Gutiérrez et Carmen Garcia dressent un réquisitoire accablant contre l’empire Coca-Cola, soupçonné d’être impliqué dans l’enlèvement, la torture et le meurtre de chefs syndicaux qui luttaient pour l’amélioration des conditions de travail en Colombie, au Guatemala et en Turquie. Les cinéastes suivent les avocats en droit du travail Daniel Kovalik et Terry Collingsworth, ainsi que le militant Ray Rogers, directeur de la campagne Stop Killer-Coke!, alors qu’ils mettent tout en œuvre pour obliger le géant américain de l’industrie des boissons à répondre de ses actes dans cette bataille juridique pour les droits de la personne.

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